vendredi, 25 juillet 2014

Rien ne sera jamais plus comme avant.

Mais rien ne le fut jamais.

Cette formule de regret n'a de source que dans un temps bien défini, une période enchanteresse qui s'est étalée d'un point nommé pour se fondre dans un nouveau tissage de pérégrinations.

La vie est une onde soumise à bien des variations. De son début à sa fin, l'on connaît l’ascension et la chute, la dérive et la stagnation, l'idéal et la contrariété.

Le mouvement bien que fluctuant, tortueux, ou zigzagant à la manière d'un électrocardiogramme parsemé d'irrégularités, n'en demeure pas moins imperceptiblement uniforme dans sa globalité.

Le propre de chacun est, à l'échelle de l'univers, l'égal de tous.

Il est présomptueux de croire que son existence sort du lot, autant que de ne pas le penser est capitulard.

De ce paradoxe, émerge une évidence qui n'est pas forcément une vérité : seul l'être change.

Tout le monde change ; j'ai changé.

J'ai changé de ce matin même, moins d'un an, où je me suis fracassé au sol.

Séquelles : Gueule éclatée, rafistolée d'urgence. Plus d’articulation droite, dents en berne, tronche en biais... Autonomie buccale limitée. Nourriture solide à éviter. Toujours mal...

Troubles psychiques : omniprésents. Latents, exacerbés. Peur de la réédition, angoisses +++, repli sur soi, renfrognement, parfois par simple relâchement musculaire... rage et rumine. Patience zéro, mépris du sort de l'autre et incidemment du sien.

Amnésie partielle de faits accessoires, c'est déjà ça.

Se pare, se masque... l'envie de fuir plus présente que l'envie d'être.

Sujet en hibernation. Survit dans l'attente... du réveil.

 

 

 

 

 

16:47 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vie, changements, univers, accident

dimanche, 06 mai 2007

Journal. Vis, perds, meurs ou gagne.

Et si je marchais sur des routes inutiles ?
Si j'avançais pour doubler le temps ?
Le plus tôt sera toujours le mieux pour en finir au plus vite.
Je n'ai plus peur de la vie, elle reste fidèle à sa réputation, elle est pour moi comme pour chacun : décevante.
Quelle bataille !
Quel accident !
Une très vieille dame récemment décédée, qui nourrissait une vive rancoeur envers son sort en ce bas monde, avait coutume de dire : " La vie c'est une tartine de merde et en mange une bouchée tous les jours."
L'existence ne lui avait jamais fait de cadeaux sinon un seul, le plus empoisonné qui soit, celui de la longévité. Elle était presque centenaire quand la mort vint la cueillir. Enfin, la cueillir... plutôt LA disputer à la vie, car de longues semaines avant qu'elle ne rendit son dernier souffle, elle perdit la tête, son cerveau déposa les armes le premier ; elle en fut ainsi réduite à l'état amorphe de ceux dont le coeur, une fois dissocié de l'âme, devient un infaillible organe. Au terme de la lutte, évidemment que la Faucheuse l'emporta et L'emporta. Mais pour quelqu'un qui tenait si peu à l'existence, ce jeu cruel en valait-il la chandelle ?
 

23:41 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vie, mort