jeudi, 23 décembre 2010

Les étoiles au sol.

La claque,

Suis contre lui et tangue

Et là s'agenouiller et puis s'éprendre...

Après l'amour, je m'abandonne une seconde fois, seul cette fois au fond de moi.

Quand la nuit décroit, que l'on glisse d'entre mes bras, pour retrouver sa vie.

Je m'endors difficilement, la mort dans l'âme, j'implore les cieux au lieu de compter les moutons.

Au lendemain il n'y parait plus rien, le cours du ruisseau gelé, filtre sous la glace, ni chaud, ni froid, indemne, par volonté ou ténacité, meurtri mais aguerri.

Les heures s'égrainent sans pensées, rien que du vent.

Implacable destinée vouée au au caprice du large, mais les bateaux reviennent toujours au port, à moins d'une tempête, que de toute façon je ne pourrais gérer.

- Et toi comment vas-tu ? Je te trouve bien.

Oui, je brille de tous mes feux, mdr... De Bengale ? Non ceux d'un braséro au fond d'un tunnel pour quelque clochard frigorifié.

Pareil à cette neige scintillante qui s'amoncelle sous mes pas : c'est plein d'étoiles ! J'en suis une parmi des milliers d'autres ; je me piétine moi même.

Je poursuis, parce que je n'ai pas le choix.

Je marche, trébuche, tombe, me relève inlassablement...

Je marche, trébuche, tombe... crêve en latence.

etoile.jpg

 

22:12 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : solitude, s'éprendre, routine

mercredi, 20 octobre 2010

Maelström träume.

Les stichomythies d'Airwan et Filiz : 

 - Je n'aime pas le sexe, il me dégoute !

- Pourquoi ?

- Parce que c'est sale !

- Il n'y a rien de sale dans le sexe... tout y est immonde .

 

A feu couvert quand je m'abandonne.

Ni tout à fait entier, ni tout à fait sincère. Entre désir et habitude, silence et application...

Je m'égare parfois.

J'ai la connaissance des images assénées par l'interdit à portée de tous, quand l'inspiration me fait défaut. Et lorsqu'elle me piège son écho se fige par trop de rectitude mal placée chez le sujet miroir.

Mi-maître, mi-esclave, je couche en demie-teinte.

C'est égal à la fin du pugilat, pas d'ex-aequo cependant.

Ceux qui m'ont repris dans un vocable mal approprié, à leur goût, sous prétexte de me faire l'amour ; ne m'aimaient pas.

Quant aux autres, c'est bien plus ce qui pouvait entrer dans ma bouche, qui les préoccupait, que ce qu'il en sortait.

Paillasse de perdition, allégorie des perversions, icône nébuleuse du marivaudage... avec moi tabou devient boutade ; on se fend la poire figurativement - c'est l'occasion qui faitle larron - tandis qu'à chaque nouvelle ruade, c'est ma dignité qui se fracasse contre des écueils d'irrespect.

La profanation admise est le nerf tressé qui cingle la solitude ; à ce titre mais après coup, un lutin chagrin et rêveur emmerge du maelström en criant : Et la tendresse bordel !

22:17 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : sexe, solitude, maelström

mardi, 20 mars 2007

Journal. Mes besoins sans lendemain.

C'est bien la première fois que je ressens le besoin de ne pas dormir seul.

Sans doute ai-je assisté à trop de démonstrations affectives ces derniers jours, pour accepter encore le compromis entre la solitude paisible et l'amertume carnivore.

Un corps à côté du mien, je ne serais pas cavalier. Juste curieux. Mais je m'endormirais très vite, par respect, une fois la chaleur absorbée.

Qu'au matin il n'en paraisse plus rien, m'importerait peut-être.

Je n'ai pas d'amour à donner... à échanger, probablement.

Le résultat : je ne froisse que la moitié de mes draps.

00:42 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : solitude, besoins

lundi, 19 février 2007

Journal. Au fond de la savane.



Envoyé le : Lundi, 19 Février 2007, 9h11mn 20s
Objet : La tête ne va pas bien.


Je suis seul dans le bureau.
Pelotonné dans la chaleur du radiateur.
J'ai besoin de cet instant de solitude, écrin de velours de mon désarroi, avant de me jeter dans le vide sensoriel et intellectuel du travail.
J'ai envie de pleurer.

                                                                                                
Je méprise ceux qui feignent de m'ignorer par suffisance et supporte à peine ceux qui me louangent.
Paradoxe de celui qui n'a que trop goûté à la solitude pour ne plus s'en délecter.
Régression.
Et pourtant j'aimerais tant que mon coeur batte en écho d'un autre au fond de la savane. Mais il y tant à débroussailler...

19:44 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : coeur, solitude, desarroi, amour