mardi, 21 août 2007

Journal. A la recherche du temps perdu.

Proust en aura dressé le détail bien avant moi.
C'est que mon temps à moi, je le sais perdu à jamais et aucun de mes souvenirs, même flamboyant, ne pourra m'en rendre la saveur. D'ailleurs il était insipide !
Je me dois à présent de me raconter une nouvelle histoire.
Une histoire échafaudée sur un nouveau départ.
Une tangente qui semble préoccuper davantage l'entourage que moi même. Vous remarquerez que je n'ai pas eu recours au pronom posséssif pour déterminer les météores qui gravitent autour de ma sphère ! C'est que je ne tiens à considérer comme mien le monde des infâmes raclures qui jubilent à l'idée que je me casse la gueule, parce qu'elles sont incapable de jouir autrement, pas même de par un bon coup de queue.
S. qui me dit : Je te sens malheureux !
Oui, en quelque sorte, disons que je suis saturé. Saturé de la bêtise des uns et de la connerie des autres, de ceux qui cherchent à m'atteindre sans y parvenir et de ceux qui m'ont atteint sans le savoir, volontairement ou non.
Tout est histoire de goût et de perception. Mais tout le monde n'est pas à même de ressentir l'effroi là où le mal sévit et personne n'a en tête ce qu'autrui peut avoir.
Il n'est de vengeance qui, même assouvie ne laisse de remords, seulement la plupart d'entre nous persiste et signe, s'escrimant à crever l'âme où à briser le coeur. Quelle perte de temps ! Présumer de son talent, c'est retourner le mal contre soi... encore faut-il être assez honnête, ou de bonne foi, voire intelligent, pour l'admettre, sinon tout au moins pour s'en rendre compte.

20:52 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : connerie, vengeance, nouveau depart, remord, betise

vendredi, 13 avril 2007

Journal. Sisyphe en orbite.

Petite fleur, j'attends d'être cueillie... mais je risque d'être fauchée.
Mon passé je suis en train de le trancher à la lame, mon futur... je n'en ai pas.
Plus rien derrière, rien devant, en sursis, suspendu dans l'infini. Le doute ne m'assaille, la peur ne me taraude, le remord et le regret sont obsolètes. Je ne risque pas de perdre pied, je vole, non je plane, non je flotte dans les airs. Mes ailes sont en cire mais comme le soleil n'existe pas...
Mon coeur n'est à personne, forcément personne ne gravite dans ma sphère.
Je n'ai pas de ressentiment, quant aux sentiments ???
Je ne lutte pas, je ne lutterai plus, le jeu n'en vaut pas la chandelle, il n'y a pas d'enjeu. Rattraper le temps perdu est vain et inutile, le temps poursuit sa course éperdue, on ne l'arrête pas.
Tout ce foutoir ne sert à rien, tout ce foutoir n'a jamais servi à rien.
L'habitude du désespoir est plus terrible que le désespoir lui-même.    A. Camus

23:21 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sentiment, desespoir, doute, remord, regret