lundi, 11 août 2008

Jouvence sous monstruosité.

Je m'offre des virées avec mes gosses, enfin ceux qui de par  leur jeune âge pourraient l'être, si j'avais été père beaucoup trop tôt et qui le sont un peu à quelques liens familiaux près.
Je veille cependant que l'excès ne nous emmènent au-delà des ennuis. On descend plusieurs bières et quand la sagesse prend ses distances, je sonne le glas.
Adulte, sans doute ne le serai-je jamais, mais responsable je puis m'en accommoder. 
C'est assez étrange. L'entente nous unit. Ils découvrent la vie mais de mon côté n'en possédant suffisamment ( j'ai tout oublié) , je ne les bassine avec mon expérience. Un rôle si redondant que je me détesterais si je l'endossais.
Ils me voient comme le grand frère protecteur, un peu canaille, prêt à les emmener au bout du monde en traversant l'océan, quitte à travailler sur les bateaux pour payer le trajet.
Mon moi profond est entre parenthèses presque naturellement. Ils n'en savent rien et c'est bien comme ça. Trop tôt, beaucoup trop tôt pour les confronter à l'autre côté du rêve. Savoir ne leur apportera rien et l'ignorer ne leur enlève rien. Car ainsi leur a-t-on inculqué, un pd c'est un mec qui fourre sa queue dans le cul d'un autre mec, beurk... Une bête immonde. Et même si leur humanité pouvait terrasser les préjugés inoculés, je sais que tapie dans l'ombre, une morale garde-chiourme bien pensante, auraient tôt fait de les inciter à croire que je ne cherche qu'à conquérir leur dessous de ceinture...les monstres.

13:33 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : secret, morale, jeunesse, jouvence, bamboche

samedi, 24 février 2007

Journal. La nouvelle chasse aux sorcières.

JJJJJJJJJJJJJJe vous parle du fond de ma cachette, à voix basse et s'il le faut à demi-mot ; car si l'on me trouve, je suis fait comme un rat.
La chasse aux sorcières est ouverte, les hérétiques vont au bûcher. Je ne donne pas cher de ma peau si quelque moralisateur de mes deux me met la main dessus, ou la main au cul pourquoi pas.
Figurez-vous qu'hier, à notre tablée, à l'heure où les grands fauves vont boire et se rassasier, il fut décrété par une tête bien pleine, pleine d'intelligence sûrement (médecin de son état) mais pleine de sornettes hélas aussi, que tatouages et/ou piercing sont l'apanage de la vulgarité.
Enfer et damnation !
Qui de nous autour de la table ne possédait çà ou là sur son corps l'empreinte impie de ce nouveau délit ?
Nous ne pouvions que restés cois face à l'implacable jugement, et plus encore à l'énoncer de la sentence contre une jeune païenne qui venait de nous témoigner  son intention de prêter à l'arcade sourcilière l'éclat d'un bijou tandis qu'elle arbore déjà un jolie bouton de rose au dessus de la lèvre... Flanqué des foudres orthodoxes  le verdict tomba en ces mots : "... quand on veut avoir des piercings partout on ne travaille pas dans un hôpital, on change de boulot, on bosse dans un bar derrière le comptoir ! " (Eh ben ça va en faire des bistrots au mètre carré)
J'avais moi même le sourcil troué autrefois, à présent j'ai opté pour un lobe perforé, je ne rechigne pas à servir de toile pour une oeuvre d'art et mes armoiries sont aux couleurs de l'arc-en-ciel. Alors vous comprenez ma terreur si jamais j'étais... découvert, c'est le bûcher, la corde et la guillotine et la chaise qui m'attendent en bas de l'escalier tortueux de l'extériorisation.
 
"Mieux vaut tête bien faite que tête bien pleine. "
Mais ou diable, dans quelle partie du corps la morale a-t-elle sa place, ou donc loge-t-elle ? Elle tellement étriquée, elle, si étroite, si ridiculement petite qu'elle pourrait très bien nicher dans une infime partie de notre être, une narine par exemple, la pointe d'un sourcil, un téton ou le lobe d'une oreille, que sais-je ? Oh ! Non, suis-je bête, aucune chance si ceux-ci sont déjà percés

23:06 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sorcieres, critique, morale

dimanche, 11 février 2007

Journal. La dernière cène.

 
Ce midi un repas annuel qui ne m'enchante guère : autour de la table d'anciennes collègues convaincues de mon hétérosexualité. Pour parfaire le trompe-l'oeil je serai accompagné de mon amilibi.
Nous n'avons forcé aucun trait, n'avons émis aucun signe ambigu. Leur déduction est celle d'une morale étriquée, la même qui me couperait la tête (ou la queue ! ) si elle savait...
Oh, là, là... j'entends déjà les maris rivaliser de blagues grivoises tandis que leur épouses, qui déploraient le fait que je vienne chaque fois seul à ce fameux repas de mes deux, (et pour cause ! )  prodigueront de précieux conseils sur la vie de couple.
La dernière cène mais à la place des apôtres, des pitres !
Oh ! Vous avez plus d'expérience que moi certes... l'âge aidant.
Mais vous n'avez jamais navigué qu'en surface. Moi à c'est à des lieues sous les mers que je nage.

10:31 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : heterosexualite, morale, cene