vendredi, 05 septembre 2014

L'insoluble Monopoly.

L'attente : c'est le résultat du désir que quelque chose se passe, combiné à la peur que tout arrive.

J'en suis là. Quand tu dis je viens et que tu ne viens pas, j'en suis presque soulagé, mais en même temps cela m'affecte.

Et cependant nous n'en sommes toujours qu'au début de la partie.

Nous n'avons encore traversé de cases fatidiques ou fatales : charnel, amour, prison... adieu.

Nous stagnons sur celle départ.

Qu'adviendra-t-il quand les dès seront jetés ?

Au mieux, cela nous paraîtra une mauvaise idée. Ça me fera mal.

Au pire, nous endurerons. Ça nous fera peut-être mal...

18:05 Écrit par SOUS X dans Ball-trap. | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : monopoly, charnel, amour, prison

mardi, 02 novembre 2010

A ceux que je n'ai pas aimés.

L'amant qui loue est l'amant couronné.

Avant l'amour, l'amour-propre était né...   (Gentil Bernard)

 

J'ai beau m'efforcer de t'aimer

Tout au fond de moi rien n'y fait

Je ne suis que maladresse

 

Mes actes sont désespérés

Je ne puis que te témoigner

Qu'une lymphatique tendresse

 

Pourquoi irais-je m'abîmer

Dans un no man's land sublimé

Aux seuls instants de nos faiblesses

 

Ton corps à peine dissipé

Il se lève un brouillard épais

Où se déferre ma détresse

 

Sans doute te regretterai-je

Quand mes cheveux couleur de neige

je ne serai que solitude

 

Mais quel amer amant ferai-je

Entre le mirage et le rêve

Si je ne vis de turpitudes

 

Car mon bonheur est à ce prix

Frappé du sceau de l'interdit

Je ne veux avoir de remords

 

M'accommoder de mon ennui

Se résumerait au déni

Autant flirter avec la mort

 

15:34 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amour, rupture, liberté, trahison

mardi, 05 août 2008

L'amour est risible.

Journée à Anvers.
Salon de prêt-à-porter.
Privilège : V.I.P.
Un an plus tôt j'aurais dû montrer patte blanche pour y pénétrer en redoutant de surcroît d'y être toisé.
Aujourd'hui attifé comme un sapin de Noël, on me regarde avec intrigue.
Rien de reluisant cependant.
Superficiel. Comme ses pétasses peinturlurées, montées sur des échasses, qui tentent de balancer leur camelote
 
Au retour, dans le train, j'observe les voyageurs, j'essaie de comprendre ce qu'ils se racontent derrière leurs mimiques, leur langue n'étant pas mienne.
Au fur et à mesure que la distance entre mon point de départ et mon point final, se réduit, le langage m'appartient.
Un jeune homme pénètre dans le wagon, pas très grand, très mince, entre 20 et 25 ans, blondinet gracile aux faux airs d'adolescent.
Aussitôt installé son portable retentit et l'accapare. Il a une voix caverneuse mais charmante, toute en vibration.
Il parle au sujet de je ne sais quoi à je ne sais qui. Au moment de couper court la conversation, il signe par des "bisous, je t'embrasse, à ce soir..." pêle-mêle.
Et tandis qu'à l'autre bout, je le devine par sa réponse qui s'apprête à venir, qu'on lui déclare "je t'aime !", il souligne dans un vibrato à tomber ; "...c'est moi qui t'aime."
Beau.
Il n'existe de qualificatif précis pour définir ce que fut ma grimace à cet instant maudit ou je l'ai entendu prononcer ces mots. J'ignore pourquoi j'ai senti glissé sous la peau de mon visage une onde d'exaspération, un flux ricaneur qui dut probablement me mettre la tronche en oblique. J'étais subitement excédé, irrité, hautain, méprisant,amusé... moqueur, persifleur en mon for intérieur.
J'ai presque trouvé cela idiot, je ne parle pas de mon attitude.
Mais si cela l'est, cela l'est bien moins que moi, engoncé dans un manteau blindé, lourd d'affliction, incommode... frustré à ce point que je supporte même plus le bonheur des autres.
 

02:31 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : amour, frustration

jeudi, 31 juillet 2008

L'@ du temps perdu.

 

Curieux cette promiscuité et cette distance intimement autant que sauvagement liées qui se nouent et se dénouent aussi sec via le net. Ces numéros de portable qu'on se balance par l'entremise de ces sites de rencontres, sans même une conversation au préalable, (bon, ça c'est mon côté vieille école) rien qu'un message succinct sur les pratiques auxquelles on aime se livrer et hop l'affaire est dans le sac ; alors qu'on appellera sans doute jamais ce numéro, à moins d'une sacrée fièvre, parce que ce vous manquez d'effronterie, l'expérience tente si peu instillée par une vague peur de ne pas être à la hauteur. Cependant puisque l'autre à eu ce courage ou cette farouche audace de vous mettre en porte-à-faux, vous ne doutez un instant de ses compétences.

Et ces dialogues sans fin, stériles, dont on connaît par coeur l'issue fatale, qui brassent tous les stéréotypes, avant d'aboutir sur des propos franchement plus cocasses, (tu as des poils ? et combien mesure... ), au pire un rendez vous est proposé, et il se terminera comme il a commencé : sur le trottoir d'un bar ou d'un resto - où toute la soirée durant ce qui avait déjà été dit a été ressassé - un sourire en coin, la bise de circonstance et une motivation nouvelle pour clore sans remord ce nouvel échec ; au mieux l'échange virtuel s'enterrera tout seul, quand votre pilosité ou la taille de votre sexe, auront eu raison de la patience relative et intéressée de votre liseur. Du jour au lendemain, plus de nouvelle !


Tout cela m'indispose.


Ça me va bien de cracher dans la soupe, moi qui ai fait l'essentiel de mes rencontres grâce à ce foutu écran qui broie les rêves comme il les fabrique.


J'ai rencontré mon pire cauchemar dans des conditions idylliques. Tout y était : les vacances, un voyage, pas de soleil, mais le clair de lune, un grand lit, le piment de l'interdit ou du secret, j'en passe et des meilleurs. Grisant !

Mais, mon envol s'est crashé avec la virtuosité du saut de l'ange.


Puis vint le temps de se rendre à l'évidence et de se rompre au nouvel exercice des amours self- service, sans trop mal le prendre, ni m'y prendre ; Il y eut des contacts, des accords, des rencontres, des retrouvailles, des échanges, des baisers, du sexe, un pseudo bonheur – le mot est bien fort - une euphorie, un enchantement... quelque chose d'agréable, de secourable et distrayant. Un véritable passe temps en soi... une passade. Plusieurs passades, car il manquait un ingrédient crucial à ce dessert pour qu'il ne fût amputé d'un « s » primordial : la passion.

Des chemins de traverse à ceux de la discorde il ne naît que poussière de leur sillage, qu'un courant d'air a tôt fait d'emporter.

10:24 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amour, internet, rencontre, relation

mardi, 19 juin 2007

Journal. Le jeu de la marelle.

Le jeu de la Marelle
Va de la terre jusqu'au ciel
Entre la chance et le puits
Tu reviens et c'est fini

 

Lui, il lui reproche ses distances.

Elle, son empressement lui fait peur !
Lui, ils n'ont encore rien commencé mais déjà il l'accable.
Elle, son attitude lui fait peur !
Au revoir et merci, c'est un adieu.
 
Et cette autre, qui saute de la poêle pour tomber dans le feu.
Un feu qui la consume plus cruellement encore, parce que l'amour à creusé sa tombe là où il y avait autrefois de l'amitié. Te lâcher c'est mourir un peu.
 
Oh, et la solitude qui n'est pas en reste ! Je ne veux pas être seul alors j'ai besoin de toi. Je me fous de ce que tu ressens au fond. Je ne veux pas être seul , c'est tout ce qui importe. Ta vie ? Mais c'est la mienne.
 
Ce soir mon amour, je ne t'aime plus, tu es plus loin que la distance qui nous sépare... On ne baise plus depuis longtemps, tu tires la gueule à longueur de journée, une gueule que je me retiens de casser.
 
Et toi qui ne me regardes pas, ou si peu, ou si mal.
Tu ne me vois pas ? Je m'en fous, je m'en fous, j'en ai vu d'autres, d'autres qui ne m'ont pas vu non plus.

23:21 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : perdition, amour

mardi, 24 avril 2007

Journal. Fais-moi l'amour.

Des plombes qu'il ne m'habitait plus.
Son ennemi, le dégoût en avait profité pour prendre sa place.
Et le voilà, que nimbé de soleil, il réapparaît, dans des gestes simples, des gestes de tous les jours, une bise, un regard ; sur une épaule dénudée, dans le frôlement de deux joues.
Tout émoustillé, comme jamais plus je ne l'avais connu :
j'ai à nouveau rencontré le désir.
Qui sait si pareil à quelque animal, j'exhale un parfum excitant ? Alors peut-être que dans mes filets je compterai de belles prises ?
Je suis à prendre.
 
Mon corps se donne ou se défend, s'octroie, se sert, incite, attend...
Ma bouche s'affole, s'oublie, se perd, réclame, clame, s'abreuve.
Et mes mains, mes maladroites mains, rivalisent de grâce et de légèreté, tantôt reptile, tantôt subtiles, tantôt discrètes, tantôt furètent, la curiosité les détient.
C'est en ordre dans ma tête, ou presque. On peut ouvrir quand même.
Ça y est, je suis offert.
 
 

23:22 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amour, desir, corps a corps

mercredi, 07 mars 2007

Journal. L'innamoramento c'est quoi ?



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Dans la grisaille du présent, nous attendons un jour nouveau, une vie nouvelle, un printemps nouveau, une rédemption, un rachat, une revanche, une révolte. Tomber amoureux ne correspond pas au désir d'aimer une personne belle ou intéressante ; mais à celui de reconstruire la société, de voir le monde d'un oeil nouveau. Personne ne tombe amoureux s'il est, même partiellement, satisfait de ce qu'il a et de ce qu'il est. L'amour naît d'une surcharge dépressive qui se caractérise par l'impossibilité de trouver dans l'existence quotidienne quelque chose qui vaille la peine. Le "symptôme" de la prédisposition à l'amour n'est pas le désir conscient de tomber amoureux, ni le désir intense d'enrichir l'existence ; mais le sentiment profond de ne pas exister, de n'avoir aucune valeur et la honte de ne pas en avoir. Le sentiment du néant et la honte de sa propre nullité : tels sont les signes avant-coureurs de l'état amoureux.

 

C'est vrai au fond ce qu'en dit ma soeur : qu'on ait 20, 30, 40, 50 ans ou plus, on réagit tous comme des adolescents quand l'émoi nous bouscule... Tu m'intéresses alors je me rends intéressant. Je crée l'évènement, provoque le hasard et le défie. Je déploie des trésors d'inventivité, j'use de mille stratagèmes pour me trouver en ta présence, et je rêve, je rêve à tout va.

Tu me regardes enfin, je lis dans tes yeux ce qu'il est écrit dans les miens. Je n'y vois rien d'autre, je n'ai pas envie d'y voir autre chose, pas maintenant, plus tard peut-être, quand l'amour aura eu raison de l'amour naissant, si l'amour n'est pas passé trop vite. Alors c'est comme la première bouffée d'opium, toutes les suivantes ne visent qu'une vaine réédition du nirvana qu'elle a distillé.


20:57 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amour, amour naissant

lundi, 19 février 2007

Journal. Au fond de la savane.



Envoyé le : Lundi, 19 Février 2007, 9h11mn 20s
Objet : La tête ne va pas bien.


Je suis seul dans le bureau.
Pelotonné dans la chaleur du radiateur.
J'ai besoin de cet instant de solitude, écrin de velours de mon désarroi, avant de me jeter dans le vide sensoriel et intellectuel du travail.
J'ai envie de pleurer.

                                                                                                
Je méprise ceux qui feignent de m'ignorer par suffisance et supporte à peine ceux qui me louangent.
Paradoxe de celui qui n'a que trop goûté à la solitude pour ne plus s'en délecter.
Régression.
Et pourtant j'aimerais tant que mon coeur batte en écho d'un autre au fond de la savane. Mais il y tant à débroussailler...

19:44 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : coeur, solitude, desarroi, amour