vendredi, 26 décembre 2014

Les intermèdes d'Onan.

Je fais fi de chronologie.

C'en est déroutant, y compris pour moi même.

Les faits s’enchaînent à un rythme endiablé et je néglige leur développement en mettant en exergue l'un plutôt que l'autre, avant d'y revenir.

C'est probablement aussi que j'adhère au fouillis duquel ils naissent et sans doute j'en privilégierais certains si je n'avais cet esprit analytique, cette soif d'introspection, qui me pousse à tenter de comprendre le comment du pourquoi de mes actes.

Une genèse plus approfondie viendra en son temps mais pour l'heure je ne puis me livrer qu'à une dissection du sommaire.

Si il y eut un commencement, il m'est encore impossible de le dater avec précision hormis au jour même de ma naissance, mais en vertu du chapitre auquel mon actualité se rapporte, même si ses racines croissent en un humus antédiluvien, à mon sens cela ne remonte pas aussi loin ; à quelques mois à peine...

20:45 Écrit par SOUS X dans Les dérives d'Onan. | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 15 juillet 2014

Et Onan se dérouta.

Une étreinte en apesanteur enveloppée d’un silence que rien ne rompt.

Subitement le temps ne taraude plus.

Le train-train a changé de voie.

Voilà que, ce qu’il y avait à redouter, s’installe en toute quiétude, sans effort.

Oui mais… au substantifique bien-être succède le malaise, car le vent a tourné avant même que j’aie pu m’en apercevoir.

J’en suis presque à souhaiter un coup de téléphone, une visite impromptue, un coup de tonnerre, une panne de courant, n’importe quoi qui serait à même de découdre le cocon adultère dans lequel nous sommes lovés contre toute attente, et qui n’en finit pas.

L’imprévisible me sied, l’imprévu m’incommode. Surtout quand je me trouve écartelé entre la peur et l’abandon en équilibre sur une pointe de culpabilité.

Alors, envoyer paître, renoncer, clarifier, résister, ou laisser faire, lâcher prise, m’en remettre à une fatalité, qui, un jour ou l’autre, me rappellera à l’ordre ?

mardi, 08 avril 2014

Et Onan se prit pour Narcisse.

REF : ONAN, SI JE T’ÉCRIS. - 07.03.2011

 

Un rituel : organisation de notre temps libre et de notre temps imparti.

Effleurement de lèvres comme un signe de courtoisie pour nous saluer.Un ou deux café(s), discussion sans grand intérêt sur nos cafouillis sentimentaux respectifs, puis une main prend celle de l’autre, puis un baiser langoureux en rend un autre, puis la chute d’un vêtement incite la chute d’un autre… puis l’abandon mesuré par timidité, ( culpabilité ?), où l’expérience de l’un cherche l’écho de l’autre, où le désir de l’un soulève l’autre, où l’épanchement spontané de l’un désappointe l’autre.

Rituel inversé : rhabillement, quelques mots encore - mise au point sur le meilleur moyen de ne pas se faire pincer -  un baiser… à la prochaine.

Flash-back :

J'ai vu l'amour. Il était là, à portée de main. Je n'avais pas le droit d'y toucher, il ne m'était pas réservé.

J’ai été abusé. Non guère par une démonstration trop évidente mais par un état d’esprit.

Une maison de pain d'épices érigée au milieu d'une obscure forêt sur le chemin de perdition d'Hansel et Gretel... une maison sans sorcière, pourtant.

Une maison qui vacillait sur ses fondations, j’allais être la sorcière, malgré moi, qui investirait les lieux.

Deux êtres que tout sépare, ont regardé de l'autre côté du miroir, se sont reconnus, l'un est le reflet de l'autre et vice et versa.

Je n’étais pas du bon coté du miroir. Le seul reflet crédible était celui que je daignais regarder, à tort, sous réserve. Je n’y ai vu que du feu, mais pas celui qui couvait.

C'est beau et terrible à la fois, leur image me renvoie à la mienne, à mon désastre.

Une image tronquée, mon désastre était un astre en pleine révolution, une sphère dont l’attraction engloutit le réel comme l’illusion…

Je m’en lasserai sans doute, comme du reste. Seule m’importe la tournure des faits, point leur finalité. 

J’ignore ce qui m’attise le plus dans cette situation usurpatoire ? Son parfum sulfureux, sa connotation outrageuse ?  Ou l’impérieux sentiment qu’elle génère : révélée au grand jour, elle aurait l’effet d’une bombe !

 

19:26 Écrit par SOUS X dans Les dérives d'Onan. | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 07 mars 2011

Onan, si je t'écris.

Tu considères l'amour entre deux hommes comme une dérision !

Je me suis souvent demandé si P. avait raison, j'ai bien failli y croire.

Et cependant non, il se trompait.

La dérision, c'est moi, j'en assume l'entière responsabilité.

J'ai vu l'amour. Il était là, à portée de main. Je n'avais pas le droit d'y toucher, il ne m'était pas réservé.

Une maison de pain d'épices érigée au milieu d'une obscure forêt sur le chemin de perdition d'Hansel et Gretel... une maison sans sorcière, pourtant.

Deux êtres que tout sépare, ont regardé de l'autre côté du miroir, se sont reconnus, l'un est le reflet de l'autre et vice et versa.

C'est beau et terrible à la fois, leur image me renvoie à la mienne, à mon désastre.

Qu'on imagine un soleil implacable, écrasant des ruines antiques, qu'un vent mauvais érode au fur et à mesure, et on saura ce que renferme mon tréfonds.

La vie est une salope, le bonheur, une fellation.

Un instant de délice, qui se présente que trop rarement, à saisir sans y réfléchir... à entretenir ensuite.

Entre sa fulgurance et sa représentation, il n'y a rien d'autre que de la volonté.

Ils ont réussi là ou j'échouerai toujours, par manque de conviction, usé ; je ne serai jamais heureux.

 

19:43 Écrit par SOUS X dans Les dérives d'Onan. | Lien permanent | Commentaires (0)