samedi, 15 octobre 2011

Et si on reparlait de nous...

J'ai bien envie de placer un miroir au plafond, histoire de voir la gueule que je tire le matin au réveil.

Ca risque d'être drôle... ou effrayant !

Oh, à l'instar de pas mal de monde, aux petites heures mon reflet est las de me renvoyer son image délavée, mais ce n'est guère d'esthétisme dont je cause, c'est d'aspect... c'est quelle tête de bailler au sortir du lit, le coeur légé, ravi, heureux d'être, le barreau en prime ?

Une fois n'est pas coutûme, soyons pragmatique.

NOM : Peu importe, dernier de ma lignée de toutes façons.

PRENOM : Qu'est ce qu'on en a à foutre que je m'appelle Morsure, L'autre, Sous x ou que sais-je encore...

ETAT CIVIL : Célibataire, ni par choix, ni par fatalité, c'est ainsi, pour le moment...

LIEU ET DATE DE NAISSANCE : Une petite ville de la Wallonie picarde le 5 août 1973. Un sacré indice !

LIEU DE RESIDENCE : Belgique.

NATIONALITE : Belge, forcément, quoique non, c'eût pu en être autrement.

PROFESSION : Change souvent, se lasse très vite, n'a aucun projet d'avenir, le lit mais ne le conçois pas...

SEXE : Masculin.

PREFERENCE SEXUELLE : Bon, ben visiblement le sujet couche entre autre, mais cependant le plus souvent avec des hommes.

ORIENTATION : Bi, Gay, Hétéro... pour paraphraser un ami : "En fait, t'es pas gay, juste pas difficile ! "

Il n'en demeure pas moins que mes critères sont hautement sélectifs.

Voilà l'essentiel, le reste suit son cours... je réitère, reprends la cavale, persiste et signe : Morsultimaratio !

22:23 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 07 mars 2011

Onan, si je t'écris.

Tu considères l'amour entre deux hommes comme une dérision !

Je me suis souvent demandé si P. avait raison, j'ai bien failli y croire.

Et cependant non, il se trompait.

La dérision, c'est moi, j'en assume l'entière responsabilité.

J'ai vu l'amour. Il était là, à portée de main. Je n'avais pas le droit d'y toucher, il ne m'était pas réservé.

Une maison de pain d'épices érigée au milieu d'une obscure forêt sur le chemin de perdition d'Hansel et Gretel... une maison sans sorcière, pourtant.

Deux êtres que tout sépare, ont regardé de l'autre côté du miroir, se sont reconnus, l'un est le reflet de l'autre et vice et versa.

C'est beau et terrible à la fois, leur image me renvoie à la mienne, à mon désastre.

Qu'on imagine un soleil implacable, écrasant des ruines antiques, qu'un vent mauvais érode au fur et à mesure, et on saura ce que renferme mon tréfonds.

La vie est une salope, le bonheur, une fellation.

Un instant de délice, qui se présente que trop rarement, à saisir sans y réfléchir... à entretenir ensuite.

Entre sa fulgurance et sa représentation, il n'y a rien d'autre que de la volonté.

Ils ont réussi là ou j'échouerai toujours, par manque de conviction, usé ; je ne serai jamais heureux.

 

19:43 Écrit par SOUS X dans Les dérives d'Onan. | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 26 février 2011

L.P.

Elle était bien plus jeune que moi, mais nos vies se ressemblent.

Nos quêtes éperdues sont les mêmes.

Sa mort sera peut-être la mienne. Au même titre qu'elle, un siège m'attend en enfer.

A brûler la vie par les deux bouts, on n'attire pas seulement les foudres, on se consume dans un feu de joie.

Bien sous tout rapport, jeu de dupe, sourire figé, ligne de conduite, ligne blanche, sirop et alcool, sexe, mensonge, débauche, perversion, en profondeur, respectabilité en surface.

Elle se morfondait au fond des bois, je reste au fond de moi, quand et où personne ne va.

Autour d'elle, on savait à peu près, autour de moi on détient certaines vérités. Les uns, les autres, ajusteront les pièces du puzzle pour obtenir le résultat final, comme l'enquête à mis à jour sa déliquessence.

On se retrouvera derrière le rideau, quand j'aurai à mon tour trébuché sur la bûche de notre perdition.

Sa mort sera la mienne, un siège m'attend aussi en enfer.

 

00:05 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 11 février 2011

Tchin tchin.

P à notre trimestre cauchemardesque. L'enfer du premier.

L à notre pétard mouillé. L'illusion de la carence.

C à nos doux mots jamais conssentis. C'aurait pu être bien.

S au cable rompu. Trop de tension, dommage...

DH à ta sincérité, je n'étais pas ce tu voulais.

M à notre incartade loisible. Un brin d'interdit.

E au feu attisé. Le mec en moi...

A à notre vulgarité. Parce qu'il faut bien que le corps exulte.

G à ta tendresse. Je la cherchais mais avec un autre que toi, le temps détruit tout.

G à ton infamie. Je te maudis.

J à notre acte manqué. Avec des si on refait le monde, jamais je ne saurai.

JL à notre prise de tête. Plus d'énergie à perdre avec la connerie.

P à notre désespoir. Lequel eût enterré l'autre ?

R à notre manque de volonté. Pas la peine, pas envie...

V à notre dépravation jouissive. L'amour du risque, parce que tout est encore à perdre.

J à, je l'espère, ton souvenir heureux. No comment.

O à nos amours adolescentes. Un crash encore au sol.

 

 

01:12 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 05 février 2011

La marque de mon exécuteur..

Mon univers est traversé d'êtres stellaires, que j'ai marqués de mon emprunte, qui m'ont laissé la marque de l'infini.

J'ai frappé nos unions interdites du sceau synonyme.

Parce que le secret me sied et m'excite une fois partagé. je vais de déboires en déroute, d'aventures en impasse, c'est peut-être que je ne vois l'intérêt d'une vie rangée et paisible.

Et pourtant parfois tout ce fatras de chair m'insupporte. Je me sens aspiré par le fond tandis qu'une lame du même accabit me rejette en surface.

Sans issue.

A moins que, à moins que je ne me laisse faire, que j'admette la défaite, la souffrance ; OK pour le chaos.

Et là au détour des chemins de traverses, je cède enfin à mon exécuteur...

00:02 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (1)

jeudi, 23 décembre 2010

Les étoiles au sol.

La claque,

Suis contre lui et tangue

Et là s'agenouiller et puis s'éprendre...

Après l'amour, je m'abandonne une seconde fois, seul cette fois au fond de moi.

Quand la nuit décroit, que l'on glisse d'entre mes bras, pour retrouver sa vie.

Je m'endors difficilement, la mort dans l'âme, j'implore les cieux au lieu de compter les moutons.

Au lendemain il n'y parait plus rien, le cours du ruisseau gelé, filtre sous la glace, ni chaud, ni froid, indemne, par volonté ou ténacité, meurtri mais aguerri.

Les heures s'égrainent sans pensées, rien que du vent.

Implacable destinée vouée au au caprice du large, mais les bateaux reviennent toujours au port, à moins d'une tempête, que de toute façon je ne pourrais gérer.

- Et toi comment vas-tu ? Je te trouve bien.

Oui, je brille de tous mes feux, mdr... De Bengale ? Non ceux d'un braséro au fond d'un tunnel pour quelque clochard frigorifié.

Pareil à cette neige scintillante qui s'amoncelle sous mes pas : c'est plein d'étoiles ! J'en suis une parmi des milliers d'autres ; je me piétine moi même.

Je poursuis, parce que je n'ai pas le choix.

Je marche, trébuche, tombe, me relève inlassablement...

Je marche, trébuche, tombe... crêve en latence.

etoile.jpg

 

22:12 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : solitude, s'éprendre, routine

samedi, 04 décembre 2010

Lavis de ma vie.

Je me demande parfois si la fiction rejoint la réalité ou si j'en suis l'instigateur.

C'est ce qui s'appelle se mettre en situation.

A moins que je sois extralucide...

Je suis ce que j'écris envers et contre tout. j'écris ce que je suis malgré moi.

André, Joshua, René, Chlothilde, Joël, Phébéa et Jérémy à plus forte raison, et les autres, sont, sous leur aspect et leur pseudo personnalité différente, une représentation hyperbolique de mon égo.

De moi ils ont tous un petit quelque chose, ce petit quelque chose qui est leur parce qu'il est mien, qui les mène, les emmène aux frontières de ma propre réalité.

Ensuite, ils font ce qu'ils veulent, je les débride, c'est eux qui m'emportent.

Ma vie n'est ni pire ni meilleure qu'une autre. Je n'ai pas la prétention de la considérer autre et encore moins la volonté.

Sans l'épandage de mon cerveau malade, elle tiendrait en une colonne à peine, dans la rubrique des chiens écrasés.

Mais tant qu'il lui manquera la farine et le sel salvateurs à sa consistance et à sa saveur, je lui donnerai ce tour d'écrou excitant qui me rassasiera un temps soit peu en attendant un nouveau fantasme.

Tout n'est que divagations, cruelles, mais criantes de vérité.

Je ne suis que moi...

17:51 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 29 novembre 2010

Excès de vitesse.

L'absence de scrupule est une vertu : elle vous permet de profiter de l'instant présent sans espoir en reliquat.

Oui mais... la parade demande un tel investissement, qu'il n'est plus que fatigue comme résultat.

Tout est toujours trop tard.

Les vies évoluent à des vitesses différentes, trop différentes.

On se reconnaît, mais le temps joue en la défaveur de l'un ou de l'autre, et on ne se connaît mal.

On se rapproche mais la route se divise, pas moyen de ralentir, trop de temps perdu déjà à chercher ce que peut-être on est sur le point de trouver de par l'accident...

Qu'importe l'obstacle qui pourrait paradoxalement nous unir ; pulvériser instantanément !

On se téléscope, mais il y a délit de fuite par la tangente.

Pourquoi cette fatalité ?

Parce qu'on ne roule pas pareil au volant d'un bolide ou d'une boite à savon.

Tu es allé trop vite par facilité, moi j'ai perdu mon temps en chemin par déni.

Tu avais déjà franchi la frontière quand je t'ai ratrappé.

J'ai changé de voiture, mais tu es loin maintenant...

A ...

01:10 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 24 novembre 2010

Anémique animal.

De jeux sensuels échaffaudés sciemment en déroute illusoire, j'accroche, raccroche, m'accroche, décroche...

Merci, au revoir, à bientôt... pas d'inconvénient.

Mais...

A deux, je pique.

Je pars sur un tard.

Je pars sans demander mon reste, sinon avec le dernier mot, avec le dernier geste ; celui de la nique.

- Tu piques, tu pourrais partir plus tôt, mais tu piques, tu fais payer le mal qu'on te fait.

  Tu tiens du chat : le chat joue, il joue avec sa proie jusqu'à sa dernière ressource puis il la laisse agonisante.

Félin de nuit, carencé, au nom de la liberté mal à propos.

Mais si la nuit tous les chats sont gris, leur chagrin varie, l'énergie commune du désespoir est différente pour chacun... même si c'est à coeur perdu, finalement, qu'on se dévore.

chat-gerbille-coraline.jpg

02:03 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chat, félin, désespoir, coeur perdu

mercredi, 10 novembre 2010

La poudre de Mélusine.

Retrouver un peu de cette innocence perdue, s'il n'est utile d'y aller par quatre chemins, au moins en prendre de traverses avant d'atteindre le but ultime, juste histoire, sinon de corser l'affaire, de la rendre excitante.

Un jeu de séduction, pas de dupe, pour rire et se motiver, se donner la peine de poursuivre sans penser insidieusement que c'est peine perdue.

De la poudre au yeux, du baume au coeur, afin de ne pas paraître aussitôt comme un pur produit de consommation.

De la magie, des paillettes, si ce n'est que mirage, apprêter les apparats de la lune pour planquer ses délices au soleil.

Une bonne fée pour asséner la fessée.

melusine.jpg

00:31 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0)