jeudi, 14 août 2014

Le verdict des épinards.

« Tu vois cette pierre au milieu de la pelouse ? Eh ben, c'est ton cœur. »

L'observation avait jailli d'une consœur qui venait d'épingler ma pensée sur les rapports amoureux : à sa cruciale question enrobant mon avenir sentimental, j'avais exhalé la fumée de ma cigarette dans une insignifiante, quoique révélatrice, onomatopée.

Son verdict n'est pas faux, mais je n'y peux rien...

Un mauvais départ aura influé sur toute ma course.

Sans jamais avoir  été de ceux qui s'éperdent, je fus celui qui y crut. Ce rêve en moi...

Mais de néophyte incrédule, mon initiateur m'a réduit à apprenti, désengagé d'emblée...

C'est un bien cruel châtiment que de se sentir désapprouvé dans son intégrité et son inhérence.

Aussi, j'ai juré qu'on ne m'y reprendrais plus. Et j'ai mordu, j'ai joué, j'ai puni, j'ai toisé...

Le moindre quiproquo - la moindre similarité, même circonscrite, qui avait valeur de défaut chez le premier, prit chez le suivant, une ampleur démesurée. Et ainsi de suite selon l'accroc perpétré par le prédécesseur.

 

A cela il n'y a rien à refaire.

Quand on n'aime pas les épinards, qu'ils soient natures ou à la crème, ça reste des épinards...

Je ne suis plus capable de concessions, peut-être plus même de compromis.

La mécanique a intérêt à être bien huilée, car si elle grippe un tant soit peu, ma déconvenue est telle qu'elle révoque toute close d'acquittement.

Le pire dans tout cela, c'est que, à tort ou à raison, je ne me résous pas à changer.

00:04 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : épinards, commencement, châtiment

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