dimanche, 10 août 2014

Papa don't preach.

Un matin au travail quelqu’un me dit : « Ça fait plaisir de te voir sourire de si bonne heure, c'est agréable ! »

A cela une collègue vacharde et revêche réplique : « C'est normal, il n'a pas d'enfant ! Il n'a pas d'ennui. »

C'est juger de l'amertume que lui aura laissé la procréation...

Effectivement, j'ai d'autres raisons de tirer la gueule.

La paternité est de ces événements, qui régissent la vie d'un homme, et dont je ne subirai jamais les affres, à moins d'un invraisemblable accident.

Ce n'est pas une déception. Je n'en ai jamais ressenti le besoin. Et quand bien même, mon inclination autant que mon contexte, mon inconstance comme mes échecs, ne favorisent la donne. J'ai déjà avorté...

La pérennité s'affranchit sur une feuille vierge, pas sur un brouillon en permanente correction.

Voilà...

N'être père ne fait pas de moi, enfin je crois, un monstre d’égoïsme et d’égocentrisme.

Mon cadre aux bords incertains, m'incite, au contraire, à me tourner davantage vers autrui.

Et je n'ai de biais que mes bafouilles, à la première personne, pour m'exorciser...

19:19 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0)

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