mercredi, 06 août 2014

La pierre d'achoppement.

L'incartade n'aura duré qu'une bonne semaine, soit deux jours de plus que mes prévisions établies à l'issue d'un long préambule téléphonique. La conversation, devrais-je plutôt la qualifier de monologue, m'avait alors donné, à la fois, la clef pour ouvrir son cœur et le cadenas.

Il faut dire que j'avais agi – réagi – dans la précipitation, tourmenté par un boulet auquel, pourtant, j'allais me ressouder quelque temps plus tard. Mais à cet instant, vaincu, exaspéré, je n'avais trouvé de meilleur moyen, de plus subtile délivrance, pour terrassé l'ennemi.

Je possédais son numéro de portable grâce à un site de rencontre où il m'avait " dragouillé " sans grande conviction, épisodiquement, un an durant.

Et si je n'y avais vraiment donné de suite prometteuse, ce fut chose faite en un simple sms.

Dés lors, tout se déroula très vite.

Première rencontre, le lendemain même juste après ce fameux palabre évoqué plus haut, premier baiser dans l'heure qui suivit et... sexe, sexe, sexe, à volonté pour les jours à venir.

La veille de notre séparation, on commençait à s'avouer que l'on s'appréciait.

Le lendemain, il n'en paraissait plus rien.

Il m’éconduit sans demie-mesure, non contre toute attente, car à mon arrivée j'avais nettement perçu la perturbation s'annonçant, mais sous un prétexte parmi les plus infondés : mon silence !

Et comment placer, ne serait-ce, qu'un élément révélateur de soi, face à un interlocuteur aussi bavard qu'une perruche survoltée ?

Difficile de jeter un mot dans le crachoir, déjà débordant, que l'on vous tient d'une poigne de fer.

S'ensuivirent, après coup, de longs échanges, tout biais confondu, qui ressemblèrent enfin à un dialogue ; dialogue teinté de psychanalyse, mais au sein duquel la remise en question ne trouva amnistie.

Succomber à la relance ; plutôt crever, j'étais bafoué.

J'avais trébuché sur un obstacle que je ne connaissais que trop bien, ce qui ne m’empêcha guère, ( je dois être maso ), de réitérer l'erreur, comme je l'ai déjà dit, avec mon pourchasseur patenté. Mais il était plus à ma portée de gérer un coutumier, qu'une nouvelle tête, dont paradoxalement, j'ignorais encore beaucoup de son contenu.

 

17:43 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : incartade, sexe, bafouement

Les commentaires sont fermés.