lundi, 04 août 2014

Oxydation temporelle.

Il est des lieux vers lesquels on revient sa vie durant, instinctivement, ou par caprice du destin, comme un pèlerinage.

Il peut s'agir de l'église de son village, pour un quelconque office auquel on ne peut se soustraire, un parc d'attractions, une destination de vacance, un coin perdu de son enfance...

Tout mue, se transforme, se modifie, évolue peut-être...

Les icônes sont rafraîchies, le carrousel indolent adopte la vitesse supérieure quand il ne s'élève pas carrément dans les airs.

Au rythme des enterrements - allons droit au but - et des réjouissances juvéniles, on glisse vers l'immuabilité.

Mais l'immuabilité est un concept ; rapidement balayé par une subite prise de conscience qui finit de ternir les vagues souvenirs heureux que l'on nourrit encore.

C'est ainsi, qu'à l'heure où on croit avoir tout acquis, on s'aperçoit qu'en vérité, on a perdu bien plus que ce que l'on espérait enfin posséder.

C'est la règle : celle du temps qui passe.

Je me déchaîne pour être mieux entravé, malgré moi.

Batterie opérationnelle mais oxydée, tout est encore envisageable. A condition que l'énergie ne fasse défaut.

 

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