dimanche, 05 août 2012

You will forget, je l'espère.

C'était hautement prévisible.

Chaque fête, assujettie au calendrier ou de ma circonstance est affublée d'un message de ta part qui résonne comme un pardon.

De la Saint-Valentin à mon anniversaire en passant par la nouvelle année, toujours un petit mot empourpré de chagrin, si bien habillé qu'il faut se mordre la langue, s'en remettre au mépris et puiser dans le souvenir détestable, pour nuire à l'envie d'y répondre.

Inutile cette fois.

Ma plus belle erreur est de t'avoir accordé une seconde chance il y a un an : ma première marche arrière, la dernière aussi.

Au terme de quinze jours j'ai compris qu'il s'agissait d'un échange de bons procédés. Ce que nous avions vécu autrefois en dent de scie, il nous était donné de le revivre au quintuple, parce qu'il n'y avait plus dans ta démarche que rancune et vengeance.

J'ai vu clair - ai-je seulement été aveugle un seul instant ? - non, pas même crédule. Sans doute avais-je besoin de preuves plus accablantes encore, indulgent, on ne se refait pas : l'avocat du Diable plus que quiconque apothéose la présomption d'innocence.

L'échec fut encore plus retentissant que son prédécesseur.

Les choses cette fois sont allées trop loin, beaucoup trop loin, sans aucun mérite.

Nous en sommes là, là où nous demeurerons. Reste à l'oubli de s'immiscer afin que la salle soit comble... séance tenante, guichets fermés.

 

Encore un peu de patience... sois rassuré, car en m'ayant perdu une seconde fois et en outre définitivement, tu as au moins gagné le rang le plus élevé de mon exécration.

00:43 Écrit par SOUS X dans L'amour gourd. | Lien permanent | Commentaires (0)

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