samedi, 30 juin 2012

Sous le chaud.

On est là comme deux ronds de flan.

On attend, on veille...

Le ventilateur tourne à tout va.

Des papiers de toute sorte, accrochés aux murs, virevoltent autour de leur punaise.

Peau moite, j'ai trop chaud. J'ai envie de me déchausser, de me foutre carrément à poil.

Le yaourt à la fraise est visqueux. Il a eu un coup de chaud. Et en plus y'a pas une fraise dedans.

Je pense à lui.

Je pense de plus en plus souvent à lui, curieusement. Je pense à lui curieusement ; j'entends que je pense à lui avec autant d'intrigue que d'étrangeté.

Il n'occupe cependant place infime au creux de mes fantasmes.

Pas encore...

Ce n'est pas plus que je m'y refuse ou n'y consente que je n'y parvienne, par manque d'information, de détails. Je suis en mort cérébrale : l'habitude de la consommation virtuelle, du self-service pornographique, bride ma conception, ma réalisation psychique, mon imagination.

Alors pour l'heure, je pense à lui, curieusement...

19:49 Écrit par SOUS X dans Ball-trap. | Lien permanent | Commentaires (0)

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