mardi, 19 juin 2012

Coupez-lui la tête !

Je marche comme un forcené, je cours presque.

Je foule le sable sauvagement, sans même jeter un oeil à la mer qui s'approche.

Le soleil sur moi, je trace, sans but précis.

Je ne m'accorde pas de répit. je franchis les brises lames sans m'attarder, cette promenade ressemble à une course d'obstacles.

J'atteinds les dunes. Je ne prends même pas le temps de m'adosser à l'une d'elles pour me reposer et songer; il y a longtemps que j'ai perdu l'habitude de la quiétude... et puis pas la peine, la tête déborde déjà de trop de pensées et souvenirs sombres.

Ma vision intérieure occulte la réalité des choses et de l'instant présent, le soleil, la mer, le sable...

Ma tête est trop pleine et roule trop vite. Sans elle ce serait bien mieux.

Je quitterai la cote deux jours plus tard, je laisserai la plage comme je l'ai trouvée, comme ma tête l'a vue, l'a conçue... en débâcle.

18:22 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.