lundi, 07 mars 2011

Onan, si je t'écris.

Tu considères l'amour entre deux hommes comme une dérision !

Je me suis souvent demandé si P. avait raison, j'ai bien failli y croire.

Et cependant non, il se trompait.

La dérision, c'est moi, j'en assume l'entière responsabilité.

J'ai vu l'amour. Il était là, à portée de main. Je n'avais pas le droit d'y toucher, il ne m'était pas réservé.

Une maison de pain d'épices érigée au milieu d'une obscure forêt sur le chemin de perdition d'Hansel et Gretel... une maison sans sorcière, pourtant.

Deux êtres que tout sépare, ont regardé de l'autre côté du miroir, se sont reconnus, l'un est le reflet de l'autre et vice et versa.

C'est beau et terrible à la fois, leur image me renvoie à la mienne, à mon désastre.

Qu'on imagine un soleil implacable, écrasant des ruines antiques, qu'un vent mauvais érode au fur et à mesure, et on saura ce que renferme mon tréfonds.

La vie est une salope, le bonheur, une fellation.

Un instant de délice, qui se présente que trop rarement, à saisir sans y réfléchir... à entretenir ensuite.

Entre sa fulgurance et sa représentation, il n'y a rien d'autre que de la volonté.

Ils ont réussi là ou j'échouerai toujours, par manque de conviction, usé ; je ne serai jamais heureux.

 

19:43 Écrit par SOUS X dans Les dérives d'Onan. | Lien permanent | Commentaires (0)

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