lundi, 11 octobre 2010

Un prêté pour un rendu.

14 juin 2010 12h35'

Je m'invente des scénarios, je deviens parano.
Je ne vois peut-être que le mal. Ou je ne vois rien...
Je me remets encore en question.
Mais pourtant, j'ai souvent l'impression que tu es là, tapi dans l'ombre, guettant mes faits et gestes.
Comme si tu attendais un faux pas, le faux pas salvateur, celui qui te donnerait encore raison, celui qui te précipiterait au plus profond encore du désarroi dans lequel tu te complais.
Tout est paradoxe.
Tu n'as pas confiance ; me céder d'emblée les clefs de ton logis n'était pas gage du contraire, m'offrir l'asile ce fut en quelque sorte m'emprisonner
Tu n'as pas confiance, à juste titre, je l'avoue. A nouveau sur l'autel des sacrifices, n'importe quel bourreau serait mien.
Ma liberté, c'est me livrer, pieds et poings liés. Elle a valeur de trahison.
Et si je ne doutais pas moi même de ton honnêteté, pourrai-je au moins m'embarrasser de scrupules.
 

20:33 Écrit par SOUS X dans L'amour gourd. | Lien permanent | Commentaires (0)

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