dimanche, 04 avril 2010

Les fêlures.

C'est comme un appel suivi d'un écho.
Chat prodige, je marche sur un mur hérissé de tessons de verre multicolores, mes coussins ensanglantés.
Mon sang se perd dans une mare, autre, je rejoins l'extase et m'oublie.
J'ai mal, parfois, parfois je meurs, les nerfs à vif, j'ai neuf vies.
A la quantième suis-je ? La dernière ?
Verre pillé, brisé, je marche, je marche... Mon cristal, son cristal, fêlés déjà, forcément par la vie, par principe... s'entrechoquent, se télescopent, ses fêlures et les miennes.
Puzzle tranchant, je marche, je marche, tout s'imbrique ou se disloque, se refond dans une mer d'huile, anticyclones et tempêtes latents. Et le temps redémarre, un temps...
Un diapason dans la bouche, la surdité s'accroît ; si je n'entends rien, je vibre façon Beethoven.
Je calcule résolument une équation insoluble.
Ma thèse, mon hypothèse autant que la démonstration valent autrement le coup. Dilemme ou pas.
L'algèbre mon cheval d'assaut, carreau par carreau, qu'importe le résultat, sa recherche c'est ma quête : les chiffres s'emmêlent, noircissent de nouvelles pages, c'est une autre vie.
 

16:35 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0)

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