mercredi, 27 janvier 2010

Mon déni.

Un signe, un regard, un geste, un mot, un simple sms et les parois râpeuses de mon cachot se parent de lumière.
Jamais le bon. L'attente, entre mon fossoyeur et mes dérives.
Les mortels qui se perdent dans mes souterrains pissent leur désespoir tout le long.
Je m'abreuve, ils se fourvoient.
Des souvenirs tantôt honteux, tantôt maussades, tantôt déments sont les seuls joyaux de ma couronne éteinte dont je daigne me laisser dépouiller. Ils les emportent dans leurs bagages déjà lourds de trahison ; et de là, la sempiternelle rengaine du déni comme un chant monotone invincible, dans mon crâne, dans leur tête.
Déjà dit, déjà fait.
J'anticipe ou divague, hallucine.
Rien n'est vrai, tout est fantasme, jusqu'à ma représentation.

02:55 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0)

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