jeudi, 21 janvier 2010

Le monstre est toujours vivant.

Les bouffées d'oxygène qui parviennent à filtrer par les joints fragiles de mon cachot, me font le plus grand bien tant que, mon reste de cervelle valide est momentanément hors d'usage. Son réveil altère immédiatement la pureté.
Le poète redevient son antithèse, l'abomination qui à fait ses heures de gloire.
Je m'en gosse pour ne pas en pleurer.
Car c'est bien à cause de cette peur du ridicule qui fermente dans mes plus nobles émotions, qu'aujourd'hui j'en suis à jeter un regard souffreteux et nostalgique sur ces bonheurs éculés qui auraient pu être les miens.
Mais au fond - au fond de quoi sinon d'ici - aurais-je été heureux pétri d'un optimisme qui m'a toujours fait défaut, en me ralliant à la bonne cause, en feignant de le détenir tandis que, absence oblige, j'en ignore presque le sens ?
J'ai menti pour me préserver. Mais me mentir n'eût-il été un gage de qualité d'existence ?
La divine comédie, dont j'aurais pu au moins extraire quelques tranches de rire, à défaut de toute cette merde.
Et si ma seule satisfaction fut-ce d'être moi même, au risque d'être ce que je suis : un monstre.Champaigne_Vanite-cf959

 

02:22 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0)

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