06.01.2012
Subliminale apparence.
Quelques mots jetés sous influence éthylique, et toutes ces allusions taquines qui les ont précédés à chacune de nos rencontres festives, prennent une autre dimension.
Ça y est, ton tréfonds, latent, esquivé, s'avoue malgré son dessein encore en filigrane.
Mon ressenti premier, celui de la toute première fois, semblable à une onde de choc, à une vibration incontrôlable autant qu'indicible, savoureusement intrigante, éclos comme une fleur en juillet : de par sa floraison tardive, elle s'emparera d'un puissant soleil, trop, qui la tuera aussitôt.
Il la tue déjà ; elle s'y dore, s'en abreuve, s'en entête, s'en fout... elle le prend tout entier.
Alors... quand bien les choses fussent actées devant l'autel des libertins qui répriment le danger de la désunion par éthique, toi et moi, nous savons qu'un jour ou l'autre, livrés au grand jour ou tapis dans le secret, nous terminerons notre course dans le mur.
01:27 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
13.12.2011
Mon manoir Winchester.
Je ne me sens bien nulle part, à ma place nulle part.
A peine ici, j'ai le sentiment de devoir être ailleurs.
Déjà que j'ai le cul entre deux chaises, si en plus il me faut tendre les bras d'un horizon à l'autre sans rien toucher du bout des doigts...
C'est singulier.
Je m'égare dans un labyrinthe dont j'ai moi-même conçu les plans sans en envisager l'issue.
C'est plein de trous et de trapes, fausses, chausse... et de fosses aussi.
Truffé de fenêtres aveugles, de portes et d'escaliers : quand les uns donnent sur le vide ou un mur, les autres débouchent sur un plafond ou une nouvelle volée plus étroite, plus tortueuse, plus alambiquée encore que la précédente ; tantôt sur des coursives dénivelées, tantôt sur d'obscures impasses.
Chemins de traverses, détours, sens uniques, dédale ; un être ici, un autre là, les minotaures sont légion, une embûche, une embuscade... on se suit, on se cherche, on se poursuit, on se perd... en quête de l'éperdu.
Mais où
est donc le sanctuaire ?
![Winchester_Mystery_House_Sa[1].jpg](http://static.skynetblogs.be/media/154125/3359828838.jpg)
20:44 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
03.12.2011
Circonvolution active.
Un pli judiciaire pour m'informer que la merde est à présent derrière.
Mais je garde son odeur dans le pif et la crainte qu'elle ne disparaisse jamais.
De toutes façons un problème en chasse un autre.
Ma circonvolution est active en permanence.
J'ai moins peur, ça dépend...
But my love... j'espère qu'ils ont raison les prédicteurs de soleil.
Le cheminement est lourd et grave, et la pirouette vaudra-t-elle l'enjeu ?
Et si ce point central, fixe et béant, semblable à un trou noir, c'était moi ?
Tout, tout serait à refaire, mais comment ?
Je n'ai pas confiance au destin. Son jeu de hasard répond à des règles absconses à coup de dés pipés.
00:28 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
16.11.2011
Comico-pathétique.
On sonne.
Ben oui, ça arrive des fois. Et au retentissement je devine souvent qui se tient derrière la porte.
Cette fois il m'est inconnu : je jette un oeil par la fenêtre et aperçois un jeune homme genre perche, aux cheveux noirs hirsutes, qui trépigne.
J'ouvre.
Politesse d'usage et objet de la visite : adhésion à une célèbre boutique de livres en tous genres ou en tout genre puisque l'Académie n'a pas encore tranché.
Comme il grelotte sur mon seuil et que le chauffage est précieux, je l'invite à entrer.
Il s'exécute, commence à m'interroger sur mes lectures et mes passions, citant les plus communes qui n'ont aucune grâce à mes yeux, puis soudain s'excuse : "Oh ! Pardonnez-moi, j'arrive au mauvais moment."
Je le regarde perplexe.
Et d'un mouvement du chef il désigne mon pc devant lui : effectivement sur mon écran deux mâles sont en train de croiser le fer. Un site sur lequel je viens de zapper sans arrière pensée (pour une fois), car j'avoue que durant mes longues soirées d'hiver je ne fais pas qu'y passer... chacun fait comme il peut.
Le voici tout confondu et moi un brin : "Non, non, du tout, c'est sans intérêt."
J'allume une clope, lui en propose une qu'il accepte sans hésiter et me demande la permission de s'asseoir. Parce qu'en plus je manque à tous mes devoirs.
Il me déballe ses arguments... de vente, de vente bien sûr. Une jolie petite leçon éculée qu'il a apprise par coeur et que je n'entends que d'une oreille, complètement à l'ouest comme à l'accoutumée.
Le coup de fil d'un collègue l'interrompt dans sa récitation, et en cloturant l'appel il remarque sur ma table des mèches allume-mazout.
- C'est du papier d'Arménie ?
- Hein ?
- Oui du papier d'Arménie, ce sont des bâtonnets d'encens pour parfumer une pièce.
Et moi de répondre largué : " Euh non enfin peut-être, j'en sais rien mais ce truc là, ça sert à rallumer le poêle."
Il ravale sa salive.
- Pourquoi, dis-je, vous êtes Arménien ?
- Non, Italien.
Ah, oui, pas vraiment dans le même coin.
Il reprend son monologue commercial et s'enquiert de ma profession.
- Je fais ça, pour le moment...
- Ah bon, pourquoi pour le moment ?
- Parce que je change souvent.
- Et vous vous orientez vers quoi ?
Je ne m'oriente pas moi, je n'ai cesse de m'égarer.
J'explique mon parcours, il m'explique le sien, fouillant méthodiquement sa paperasse. Puis lance dans un sourire plein de malice dans ma direction : "Je vois que vous êtes entouré de jolies filles !"
Je scrute comme un con autour de moi, traversé par la fulgurante autant que plaisante idée, que je suis ici en présence d'un spirite qui décèle à mes côtés, quelques àmes en peine à fortes connotations féminines.
Rien de tout cela, il vient de lorgner sur le magazine de charme tout aussi célèbre que la boutique de livres qu'il représente, qui a échoué sur mon canapé avec à sa barre des demoiselles de petite vertue.
- Oh, ça ! je m'étonne ; j'y achète parfois des vêtements, notamment le pantalon que je porte, pour le reste je n'en ai pas besoin, je m'approvisionne directement chez un ami qui a sa propre société, c'est plus simple.
Là, il glousse.
- Je m'excuse encore d'être arrivé au mauvais moment, répète-t'il, gêné plus encore que la première fois.
Non mais c'est bon, c'est pas comme si je jouais avec mon bibelot devant le pc, pas à cette heure là, (15h, heure d'hiver), j'ai des principes.
Il enchaine par pure conscience professionnelle, car j'ai l'instinct qu'il lui tarde de partir, en m'obligeant à récapituler tout ce dont il vient de m'instruire : j'en suis incapable, à chacune de ses questions, j'ai tout faux. Il reprend, mais par méthode accélérée cette fois, et je m'en sors avec un huit sur dix. Uniquement au cas ou sa société prendrait contact avec moi pour s'assurer qu'il ait bien fait son travail.
Convaincu pour sa part que c'est le cas, et de toutes façons sur la défensive, il décide de prendre congé. Je le raccompagne et il se jette dans la rue à la recherche de son collègue... absent.
Je le suis, intrigué par son désarroi : "il est là ?"
Il fait volte-face en réussissant dans la foulée un bond en arrière. Bravo ! Belle cabriole.
- Euh, non... bafouille-t'il, mais je vais le trouver, ça ira.
Je ris sous cape : Il a cru que j'allais lui sauter dessus. Comique.
Cependant en y réfléchissant l'instant suivant, à l'idée qu'il m'ait pris peut-être pour l'obsédé, voire le dépavré du village, subitement, je me suis trouvé pathétique.
23:56 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
15.11.2011
A l'évidence...
Je vieillis, me trouve moche.
J'ignore lequel de ces deux états génère l'autre ?
Il n'y a pas un jour, pas un soir où je n'inspecte en détail mon visage, parfois mon corps.
Je cherche les rides, relève les défauts, angoisse à l'idée de détecter l'asymétrie ou l'abandon.
Les miroirs sont devenus mes pires ennemis.
Je ne sais que faire. L'artifice vaut le supercherie.
Ça ne passe plus... inaperçu.
Me supporte plus.
Ça passera comme le reste, quand je n'aurai plus d'autre alternative que celle de me résoudre et que ma vie se résumera à côtoyer des amis le dimanche à l'heure du café, ou à leur rendre visite à l'hôpital ; sinon l'inverse... quand finalement ma plus grande difficulté sera aussi mon seul but de la journée : celle de promener mon chien autour du pâté de maisons.
01:34 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
30.10.2011
Duplicata.
Si je comprends aussi bien ton histoire, c'est qu'elle ressemble à l'une des miennes.
Seul le contexte change, les personnages à peine...
Mais je ne tenais pas ton rôle... celui de l'autre.
C'est le même écho sans appel qui se réverbère sur des parois d'incompréhension, au rythme saccadé de l'incertitude, du doute et de grandes espérances.
Je te conseille, alors que je ne fus pas même foutu de remédier à mes propres maux et quiconque s'en fusse mélé, eut essuyé un vibrant revers d'indifférence.
A l'inverse de toi, car comme lui, je préférais la nique à la communication. Comme lui, je ne présumais de mes forces.
Au final, de toi à moi, lequel a appris de l'autre ?
Alors si ton histoire est aussi la mienne, et si comme elle, elle est vouée à l'échec, quand tu t'écraseras maudissant ta crédulité, haïssant l'espoir, revenu de tout ; peut-être, peut-être serai-je encore là.
23:55 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
15.10.2011
Et si on reparlait de nous...
J'ai bien envie de placer un miroir au plafond, histoire de voir la gueule que je tire le matin au réveil.
Ca risque d'être drôle... ou effrayant !
Oh, à l'instar de pas mal de monde, aux petites heures mon reflet est las de me renvoyer son image délavée, mais ce n'est guère d'esthétisme dont je cause, c'est d'aspect... c'est quelle tête de bailler au sortir du lit, le coeur légé, ravi, heureux d'être, le barreau en prime ?
Une fois n'est pas coutûme, soyons pragmatique.
NOM : Peu importe, dernier de ma lignée de toutes façons.
PRENOM : Qu'est ce qu'on en a à foutre que je m'appelle Morsure, L'autre, Jérémy, André, Airwan, Michaël, Ghislain ou que sais-je encore. (Cherchez l'intrus ! )
ETAT CIVIL : Célibataire, ni par choix, ni par fatalité, c'est ainsi, pour le moment...
LIEU ET DATE DE NAISSANCE : Une petite ville de la Wallonie picarde le 5 août 1973. Un sacré indice !
LIEU DE RESIDENCE : Belgique.
NATIONALITE : Belge, forcément, quoique non, c'eût pu en être autrement.
PROFESSION : Change souvent, se lasse très vite, n'a aucun projet d'avenir, le lit mais ne le conçois pas...
SEXE : Masculin.
PREFERENCE SEXUELLE : Bon, ben visiblement le sujet couche entre autre, mais cependant le plus souvent avec des hommes.
ORIENTATION : Bi, Gay, Hétéro... pour paraphraser un ami : "En fait, t'es pas gay, juste pas difficile ! "
Il n'en demeure pas moins que mes critères sont hautement sélectifs.
Voilà l'essentiel, le reste suit son cours... je réitère, reprends la cavale, persiste et signe : Morsultimaratio !
22:23 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
07.03.2011
Onan, si je t'écris.
Tu considères l'amour entre deux hommes comme une dérision !
Je me suis souvent demandé si P. avait raison, j'ai bien failli y croire.
Et cependant non, il se trompait.
La dérision, c'est moi, j'en assume l'entière responsabilité.
J'ai vu l'amour. Il était là, à portée de main. Je n'avais pas le droit d'y toucher, il ne m'était pas réservé.
Une maison de pain d'épices érigée au milieu d'une obscure forêt sur le chemin de perdition d'Hansel et Gretel... une maison sans sorcière, pourtant.
Deux êtres que tout sépare, ont regardé de l'autre côté du miroir, se sont reconnus, l'un est le reflet de l'autre et vice et versa.
C'est beau et terrible à la fois, leur image me renvoie à la mienne, à mon désastre.
Qu'on imagine un soleil implacable, écrasant des ruines antiques, qu'un vent mauvais érode au fur et à mesure, et on saura ce que renferme mon tréfonds.
La vie est une salope, le bonheur, une fellation.
Un instant de délice, qui se présente que trop rarement, à saisir sans y réfléchir... à entretenir ensuite.
Entre sa fulgurance et sa représentation, il n'y a rien d'autre que de la volonté.
Ils ont réussi là ou j'échouerai toujours, par manque de conviction, usé ; je ne serai jamais heureux.
19:43 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
26.02.2011
L.P.
Elle était bien plus jeune que moi, mais nos vies se ressemblent.
Nos quêtes éperdues sont les mêmes.
Sa mort sera peut-être la mienne. Au même titre qu'elle, un siège m'attend en enfer.
A brûler la vie par les deux bouts, on n'attire pas seulement les foudres, on se consume dans un feu de joie.
Bien sous tout rapport, jeu de dupe, sourire figé, ligne de conduite, ligne blanche, sirop et alcool, sexe, mensonge, débauche, perversion, en profondeur, respectabilité en surface.
Elle se morfondait au fond des bois, je reste au fond de moi, quand et où personne ne va.
Autour d'elle, on savait à peu près, autour de moi on détient certaines vérités. Les uns, les autres, ajusteront les pièces du puzzle pour obtenir le résultat final, comme l'enquête à mis à jour sa déliquessence.
On se retrouvera derrière le rideau, quand j'aurai à mon tour trébuché sur la bûche de notre perdition.
Sa mort sera la mienne, un siège m'attend aussi en enfer.
00:05 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
11.02.2011
Tchin tchin.
P à notre trimestre cauchemardesque. L'enfer du premier.
L à notre pétard mouillé. L'illusion de la carence.
C à nos doux mots jamais conssentis. C'aurait pu être bien.
S au cable rompu. Trop de tension, dommage...
DH à ta sincérité, je n'étais pas ce tu voulais.
M à notre incartade loisible. Un brin d'interdit.
E au feu attisé. Le mec en moi...
A à notre vulgarité. Parce qu'il faut bien que le corps exulte.
G à ta tendresse. Je la cherchais mais avec un autre que toi, le temps détruit tout.
G à ton infamie. Je te maudis.
J à notre acte manqué. Avec des si on refait le monde, jamais je ne saurai.
JL à notre prise de tête. Plus d'énergie à perdre avec la connerie.
P à notre désespoir. Lequel eût enterré l'autre ?
R à notre manque de volonté. Pas la peine, pas envie...
V à notre dépravation jouissive. L'amour du risque, parce que tout est encore à perdre.
J à, je l'espère, ton souvenir heureux. No comment.
O à nos amours adolescentes. Un crash encore au sol.
01:12 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
05.02.2011
La marque de mon exécuteur..
Mon univers est traversé d'êtres stellaires, que j'ai marqués de mon emprunte, qui m'ont laissé la marque de l'infini.
J'ai frappé nos unions interdites du sceau synonyme.
Parce que le secret me sied et m'excite une fois partagé. je vais de déboires en déroute, d'aventures en impasse, c'est peut-être que je ne vois l'intérêt d'une vie rangée et paisible.
Et pourtant parfois tout ce fatras de chair m'insupporte. Je me sens aspiré par le fond tandis qu'une lame du même accabit me rejette en surface.
Sans issue.
A moins que, à moins que je ne me laisse faire, que j'admette la défaite, la souffrance ; OK pour le chaos.
Et là au détour des chemins de traverses, je cède enfin à mon exécuteur...
00:02 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
23.12.2010
Les étoiles au sol.
La claque,
Suis contre lui et tangue
Et là s'agenouiller et puis s'éprendre...
Après l'amour, je m'abandonne une seconde fois, seul cette fois au fond de moi.
Quand la nuit décroit, que l'on glisse d'entre mes bras, pour retrouver sa vie.
Je m'endors difficilement, la mort dans l'âme, j'implore les cieux au lieu de compter les moutons.
Au lendemain il n'y parait plus rien, le cours du ruisseau gelé, filtre sous la glace, ni chaud, ni froid, indemne, par volonté ou ténacité, meurtri mais aguerri.
Les heures s'égrainent sans pensées, rien que du vent.
Implacable destinée vouée au au caprice du large, mais les bateaux reviennent toujours au port, à moins d'une tempête, que de toute façon je ne pourrais gérer.
- Et toi comment vas-tu ? Je te trouve bien.
Oui, je brille de tous mes feux, mdr... De Bengale ? Non ceux d'un braséro au fond d'un tunnel pour quelque clochard frigorifié.
Pareil à cette neige scintillante qui s'amoncelle sous mes pas : c'est plein d'étoiles ! J'en suis une parmi des milliers d'autres ; je me piétine moi même.
Je poursuis, parce que je n'ai pas le choix.
Je marche, trébuche, tombe, me relève inlassablement...
Je marche, trébuche, tombe... crêve en latence.

22:12 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : solitude, s'éprendre, routine
04.12.2010
Lavis de ma vie.
Je me demande parfois si la fiction rejoint la réalité ou si j'en suis l'instigateur.
C'est ce qui s'appelle se mettre en situation.
A moins que je sois extralucide...
Je suis ce que j'écris envers et contre tout. j'écris ce que je suis malgré moi.
André, Joshua, René, Chlothilde, Joël, Phébéa et Jérémy à plus forte raison, et les autres, sont, sous leur aspect et leur pseudo personnalité différente, une représentation hyperbolique de mon égo.
De moi ils ont tous un petit quelque chose, ce petit quelque chose qui est leur parce qu'il est mien, qui les mène, les emmène aux frontières de ma propre réalité.
Ensuite, ils font ce qu'ils veulent, je les débride, c'est eux qui m'emportent.
Ma vie n'est ni pire ni meilleure qu'une autre. Je n'ai pas la prétention de la considérer autre et encore moins la volonté.
Sans l'épandage de mon cerveau malade, elle tiendrait en une colonne à peine, dans la rubrique des chiens écrasés.
Mais tant qu'il lui manquera la farine et le sel salvateurs à sa consistance et à sa saveur, je lui donnerai ce tour d'écrou excitant qui me rassasiera un temps soit peu en attendant un nouveau fantasme.
Tout n'est que divagations, cruelles, mais criantes de vérité.
Je ne suis que moi...
17:51 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
29.11.2010
Excès de vitesse.
L'absence de scrupule est une vertu : elle vous permet de profiter de l'instant présent sans espoir en reliquat.
Oui mais... la parade demande un tel investissement, qu'il n'est plus que fatigue comme résultat.
Tout est toujours trop tard.
Les vies évoluent à des vitesses différentes, trop différentes.
On se reconnaît, mais le temps joue en la défaveur de l'un ou de l'autre, et on ne se connaît mal.
On se rapproche mais la route se divise, pas moyen de ralentir, trop de temps perdu déjà à chercher ce que peut-être on est sur le point de trouver de par l'accident...
Qu'importe l'obstacle qui pourrait paradoxalement nous unir ; pulvériser instantanément !
On se téléscope, mais il y a délit de fuite par la tangente.
Pourquoi cette fatalité ?
Parce qu'on ne roule pas pareil au volant d'un bolide ou d'une boite à savon.
Tu es allé trop vite par facilité, moi j'ai perdu mon temps en chemin par déni.
Tu avais déjà franchi la frontière quand je t'ai ratrappé.
J'ai changé de voiture, mais tu es loin maintenant...
A ...
01:10 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
24.11.2010
Anémique animal.
De jeux sensuels échaffaudés sciemment en déroute illusoire, j'accroche, raccroche, m'accroche, décroche...
Merci, au revoir, à bientôt... pas d'inconvénient.
Mais...
A deux, je pique.
Je pars sur un tard.
Je pars sans demander mon reste, sinon avec le dernier mot, avec le dernier geste ; celui de la nique.
- Tu piques, tu pourrais partir plus tôt, mais tu piques, tu fais payer le mal qu'on te fait.
Tu tiens du chat : le chat joue, il joue avec sa proie jusqu'à sa dernière ressource puis il la laisse agonisante.
Félin de nuit, carencé, au nom de la liberté mal à propos.
Mais si la nuit tous les chats sont gris, leur chagrin varie, l'énergie commune du désespoir est différente pour chacun... même si c'est à coeur perdu, finalement, qu'on se dévore.

02:03 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chat, félin, désespoir, coeur perdu
10.11.2010
La poudre de Mélusine.
Retrouver un peu de cette innocence perdue, s'il n'est utile d'y aller par quatre chemins, au moins en prendre de traverses avant d'atteindre le but ultime, juste histoire, sinon de corser l'affaire, de la rendre excitante.
Un jeu de séduction, pas de dupe, pour rire et se motiver, se donner la peine de poursuivre sans penser insidieusement que c'est peine perdue.
De la poudre au yeux, du baume au coeur, afin de ne pas paraître aussitôt comme un pur produit de consommation.
De la magie, des paillettes, si ce n'est que mirage, apprêter les apparats de la lune pour planquer ses délices au soleil.
Une bonne fée pour asséner la fessée.

00:31 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
02.11.2010
A ceux que je n'ai pas aimés.
L'amant qui loue est l'amant couronné.
Avant l'amour, l'amour-propre était né... (Gentil Bernard)
J'ai beau m'efforcer de t'aimer
Tout au fond de moi rien n'y fait
Je ne suis que maladresse
Mes actes sont désespérés
Je ne puis que te témoigner
Qu'une lymphatique tendresse
Pourquoi irais-je m'abîmer
Dans un no man's land sublimé
Aux seuls instants de nos faiblesses
Ton corps à peine dissipé
Il se lève un brouillard épais
Où se déferre ma détresse
Sans doute te regretterai-je
Quand mes cheveux couleur de neige
je ne serai que solitude
Mais quel amer amant ferai-je
Entre le mirage et le rêve
Si je ne vis de turpitudes
Car mon bonheur est à ce prix
Frappé du sceau de l'interdit
Je ne veux avoir de remords
M'accommoder de mon ennui
Se résumerait au déni
Autant flirter avec la mort
15:34 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : amour, rupture, liberté, trahison
01.11.2010
Donne moi des nouvelles.
Et s'il me rappelait ?
Et s'il m'envoyait ne serait-ce qu'un billet ?
Je lui demanderais le pourquoi de son silence, mais me contenterais de n'importe quel prétexte.
Je ne voudrais en savoir davantage.
Quelle importance au fond ?
Le monde où il respire lui appartient, je pleure son oxygène.
La bouffée qu'il m'offrait, suffisait à ma survie, elle n'aura rien perdu de ses qualités lénitives, j'en suis certain.
Même si c'est faire montre d'égoisme que de lui imposer un retour en force, mon salut est de le savoir vivant.
Un mot rien qu'un mot pour m'apaiser.
Un tant soit peu, rien qu'un temps, faire fi de mes doutes et surtout de ma crainte à être comme ceux que j'ai toujours détestés à cause de cette attitude qui fut la leur, mais à laquelle, aujourd'hui seulement, et c'est là toute la différence, je parviens à me résoudre plus sincère que jamais.

12:22 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
30.10.2010
Le coup de Trafalgar.
Mes frasques sont un couteau planté dans le bas des reins.
Chaque incartade enfonce plus profondément la lame, creusant la plaie, l'élargissant davantage.
Ça fait mal, mais c'est un mal nécessaire.
Une douleur de vivant, ou celle d'un mort en sursis.
Un plomb de plus dans une âme criblée.
Ressentir est important, quelle que soit l'émotion... même si c'est du chagrin.
Que le coeur cogne !
De souillures en exultations, de son discernement à son apprentissage, idéaux en lice ou au tapis, l'existence toute entière applique cette seule formule : on jouit par où l'on pisse.
21:04 Écrit par SOUS X dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
29.10.2010
Les enfants du paradis.
http://filiz-the-cat.skynetblogs.be/archive/2010/10/26/le...
Ainsi tu serais tombé sous les coups de tes assaillants !
Ta dépouille rossée à mort, jetée dans un trou au fond de sous-bois ; parce que tu as sauvé une belle de ses bourreaux.
L'acte est héroique, presque chevaleresque.
D'accord... mais qui étais-je alors ?
Quel rôle ai-je joué dans ce scénario éculé ?
Fus-je celui qui a refusé de t'accompagner à cette maudite fête, redoutant le pire inévitable ?
Un témoin impuissant de la scène, un scélérat se délectant de l'atrocité, un complice, ou pire, ton assassin ?
Fus-je un professeur lancé aux trousses de tes poursuivants, mais qui rivalisa de malchance pour éviter l'horreur ?
Ou cet ermite, hantant les lieux, qui au hasard de son errance découvrit ton corps meurtri, sans vie, et lui offrit un décent repos ?
Chacun en sait trop à présent, mais personne ne sait ce que tu attends de nous, Roy ; j'ignore toujours ce que tu attends de moi ?
A moins d'un sacrifice ?
03:42 Écrit par SOUS X dans Les translations du miroir. | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note




















